Syrie : La France condamne fermement l’assassinat de Ghiath Matar
Le décès de Ghiath Matar, jeune militant pacifiste syrien qui a succombé aux tortures subies durant sa détention est vivement critiqué par le ministère des Affaires Etrangères en France. Le Quai d’Orsay interpelle par ailleurs la communauté internationale avec une inhabituelle fermeté.
“La France condamne le meurtre révoltant du jeune militant pacifique Ghiath Matar, arrêté le 6 septembre par les forces de sécurité syriennes en raison de son engagement au sein du comité de coordination de Daraya, dans la banlieue de Damas. Ghiath Matar est décédé à la suite de tortures qui lui ont été infligées.
Les Syriens, qui demandent le respect de leur dignité et de leur liberté sont victimes chaque jour d’une répression meurtrière qui témoigne du refus du régime d’engager une transition démocratique. La France se tient plus que jamais aux côtés du peuple syrien.
Nos pensées vont aux familles des victimes de la répression, des personnes disparues et des manifestants pacifiques, dont le courage et la détermination suscitent l’admiration.
La France continue d’appeler les autorités syriennes à mettre fin aux violences et à libérer tous les prisonniers politiques. Elle attend aujourd’hui la libération immédiate de Yahya Charbaji, journaliste, militant pacifique et ami de Ghiath Matar, arrêté en même temps que ce dernier, d’Amer Matar, arrêté à Damas le 4 septembre ; de Najati Tayara, arrêté pour la troisième fois le 10 septembre à Homs et de Chadi Abou Faker, réalisateur de court-métrages, arrêté le 23 août à Damas.
Les atrocités commises chaque jour contre son propre peuple par le régime de Damas sont inacceptables. Jusqu’à quand la communauté internationale restera- t- elle aveugle et muette devant cette succession ininterrompue de crimes ? C’est la question que nous posons aujourd’hui.
Lors de la 18ème session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui s’est ouverte le 12 septembre à Genève, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a établi un nouveau bilan des victimes de la répression qui atteint au moins 2600 morts.
Dans ces conditions, comme l’a dit le 11 septembre 2011, Alain Juppé, le blocage d’une prise de position du Conseil de sécurité des Nations unies est un scandale.”
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