Guatemala : Divorcer pour mieux régner
Pour échapper à la Constitution, la femme du président guatémaltèque, Sandra Torres, vient de demander le divorce. La Constitution du Guatemala interdit en effet non seulement la réélection du président mais aussi les candidatures de ses proches parents. En 1989, la Cour constitutionnelle avait invoqué ce motif pour interdire à l’épouse du présidence Vinicio Cerezo de se présenter à la présidentielle.
Le 8 mars, la première dame annonçait qu’elle était candidate aux élections présidentielles qui auront lieu en septembre 2011 sous les couleurs de l’Unité nationale de l’espoir (le parti au pouvoir), déclenchant la foudre de l’opposition. Otto Pérez Molina, le candidat de droite, a ainsi crié à la “fraude”.
C’est donc sous la pression sociale, très forte pour la candidature de Sandra Torres, que le couple a décidé de divorcer, a expliqué le président Alvaro Colom, lors d’une interview pour la télévision mexicaine reprise par un quotidien guatémaltèque, La Hora. Tout en soulignant que ce “sacrifice personnel” fût “l’une des décisions les plus difficiles de leur vie, mais que l’amour du Guatemala et du peuple est plus important”.
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