Les cantonales font vaciller l’UMP
D’un côté, le président de la République refuse de lancer un appel aux votes. Il suit la ligne officielle annoncé dimanche par Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP. Pour Nicolas Sarkozy, appeler à voter à gauche face au FN “reviendrait à envoyer un signal de connivence entre l’UMP et le PS, et donc à alimenter la campagne anti ‘UMPS’ développée par le FN”, rapporte L’Express. Il ne “faut pas tirer un trait sur un électorat tenté par le FN”, selon le président.
Malaise à l’UMP
De l’autre côté, le premier Ministre s’est affranchi de l’instruction. Il invite les électeurs à voter “contre le Front national”, relate Le Monde. “Et là où il y a un duel entre le PS et le FN, nous devons d’abord rappeler nos valeurs et rappeler que nos valeurs ne sont pas celles du Front national”, a-t-il ajouté.
Et au sein de la majorité en général, la décision du “ni-PS, ni FN” dérange. Des ministres, comme Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet ont clairement fait part de leur opposition à cette stratégie, en appelant “à titre personnel” certes, mais sans ambiguïté, “à voter pour le PS face au FN”, raconte Le Parisien. Même ligne chez les centristes. Avec Jean-Louis Borloo en tête, ils souhaitent un “front républicain” contre le FN.
Quand à la présidente du FN, Marine Le Pen, elle critique vivement les réactions divergentes au sein de la majorité et a comparé ce matin sur RTL l’UMP au “radeau de la méduse” où “chacun essaie de survivre” face à la montée du FN.
Imprimer cet article












Laissez-votre commentaire!