Oman, cible des contestations populaires
Le Sultanat d’Oman est à son tour la cible des mouvements contestataires. Les manifestants qui campent sur une place de la ville industrielle de Sohar dénoncent la corruption du régime. Le sultan Qabus ibn Said, au pouvoir depuis 40 ans, essuie les critiques de la population depuis plusieurs jours, alors que ce week end les revendications concernaient davantage l’amélioration des conditions d’emplois, ce lundi elles se fixent davantage sur le limogeage des ministres.
Ce lundi, à Sohar, des omanais ont tenté d’attaquer pour la deuxième fois consécutive un poste de police avant d’être dispersés par les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre. Les manifestants ont incendié un centre commercial et ont dressé des barricades sur cette ville située à 200 km au nord de Mascate. Le port de la ville a également été bloqué malgré l’annonce de mesures sociales pour lutter contre le chômage.
Le sultan avait ordonné dimanche, le versement d’allocations mensuelles de 150 rials (283 euros) à tout chômeur inscrit en quête d’un emploi, ainsi que la création de 50 000 emplois, informe L’Express. Il aurait, par ailleurs, exigé la création d’un comité ministériel dans le but de proposer plus de pouvoirs au conseil consultatif composé de 83 membres, qui conseille le gouvernement sur les questions sociales et économiques.
Les protestataires réclament à présent le limogeage des ministres accusés de corruption, précise Le NouvelObs.
Dimanche, une dispersion des forces de l’ordre avait causé la mort d’un des manifestants d’après le gouvernement tandis que selon des sources non-officielles, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts.
L’élan protestataire avait débuté à la mi-janvier à l’instigation de quelque 200 personnes, le sultan avait alors majoré les salaires, ce que les manifestants n’ont pas jugé suffisant.
Le sultanat pétrolier, Oman, constitué d’une population de trois millions d’habitants est un pays relativement prospère puisqu’il contrôle la sécurité du détroit d’Ormuz, par où transite 40% du pétrole exporté par voie maritime dans le monde.
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