Le droit du sol anime l’Assemblée Nationale
Le droit du sol est-il menacé en France ? Le Figaro.fr rapporte qu’hier après-midi à l’Assemblée, Christian Vanneste (UMP) a déclaré, «nous devons remettre en cause le caractère sacré du droit du sol, et ériger en critère absolu la volonté de devenir français». Pendant l’examen du projet de loi sur l’immigration, l’aile droite de la majorité a relancé le débat en séance publique. Lionnel Luca, l’un des membres de la Droite populaire, a essayé de remettre en cause le fameux droit du sol pour l’acquisition de la nationalité française.
Aujourd’hui, un enfant né en France de parents étrangers est français automatiquement à 18 ans. Mais si il le souhaite, il peut avoir la nationalité française à partir de 13 ans si ses parents en font la demande, et à 16 ans si l’individu désire l’obtenir.
Libération.fr nous informe que Lionnel Luca a proposé qu’un étranger puisse, «à partir de l’âge de 16 ans et jusqu’à l’âge de 21 ans, acquérir la nationalité française à condition qu’il en manifeste la volonté». Christian Vanneste (UMP) a soutenu l’amendement, déclarant qu’il faudrait, «un jour ou l’autre remettre en cause le caractère sacré du droit du sol et ériger en critère absolu la volonté».A gauche, Noël Mamère a dénoncé la volonté de, «substituer au droit du sol le droit du sang». Elisabeth Guigou (PS) a fait remarquer que, «Remettre en cause ce droit, c’est miner le processus d’intégration ». Le ministre de l’Immigration Éric Besson à suggéré à tous les députés de s’opposer a cette amendement en leur annonçant qu’il devront s’exprimer sur le sujet dans quelques mois.
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