France - Afrique du Sud : les réactions au lendemain de l’élimination
Au lendemain d’une sombre défaite face à l’Afrique du Sud, l’équipe de France n’est pas épargnée par les critiques. Que ce soit pour son comportement global sur ces deux semaines ou son triste match d’hier soir. Plus largement, ce sont les instances dirigeantes du football français qui sont aussi la cible de lourdes charges.
L’un des premiers a réagir a, bien entendu, été le président de la Fédération Française de Football, Jean-Pierre Escalettes dans un grand numéro de comédie comme le rapporte Sport 24: “Cette élimination est une énorme tristesse mais au-delà des piètres résultats sportifs, auxquels on pouvait s’attendre après une qualification peu glorieuse, ce qui me désole le plus c’est le psycho drame du week-end dernier où 50 ans de valeurs se sont effondrées. J’ai pensé à ce moment, devant cette honte que le football avait provoqué pour la France, à nos éducateurs, aux bénévoles, nos supporters, à nos partenaires, tous ceux qui nous font confiance. Et je trouve que c’est plus grave que les résultats sportifs (…) Il faut réunir un Conseil fédéral rapidement, évaluer les responsabilités, balayer devant la porte de tout le monde, y compris celle du président, bien sûr” avant d’ajouter qu’il avait un “sentiment de honte mais[il se dit] aussi qu[il n'a] pas le droit d’abandonner un navire en perdition. [il le quittera] quand [il pensera] que ce sera nécessaire où si on [lui] demande mais [il ne l'abandonnera] pas.
Demander sa démission ? Ils sont déjà plusieurs à le déclarer publiquement. Franck Leboeuf sur TF1 était “abasourdi par le discours de Jean-Pierre Escalettes”. “Il faut qu’il se retire. On doit faire un grand nettoyage dans les bureaux de la Fédération et mettre des gens qui connaissent le football. Depuis 1998-2000, on décline. On est dans la continuité de 2002. A l’époque on était tombé dans le néant et là , on touche le fond. Il faut tout recommencer à zéro”. Emmanuel Petit lui ne se perdait pas dans de grandes phrases et estimait simplement qu’il fallait virer Escalettes à “coup de pied au c**” rapporte L’Equipe.
Bixente Lizarazu, lui n’épargne personne : “la responsabilité est globale. C’est la fédération, le sélectionneur et les joueurs. Ce qui m’a profondément choqué, c’est la prise en otage de ce maillot de l’équipe de France qui n’appartient à personne. L’espace d’une journée, ils se le sont appropriés. C’est impardonnable.”
Noël Le Graët, de son côté jette Domenech en déclarant à Ouest France qu’il n’était pas “l’homme de la situation.” Au moins, après avoir milité pour le maintient du sélectionneur après le fiasco de 2008, le vice président de la FFF a un éclair de lucidité. Un peu tardif quand même…
Sur la performance des bleus en elle même, Jean-Pierre Papin et Fabien Barthez sont plutôt d’accord comme le rapporte le quotidien : ”on est vraiment passés pour des rigolos durant ce Mondial” lâche tristement l’ancien attaquant des bleus, tandis que le divin chauve conclut de manière cinglante : “C’est tout sauf du football”.
Roselyne Bachelot qui nous vendait des bleus surmotivés après son “émouvant discours” à la veille du dernier match, annonce aujourd’hui au micro d’Europe 1, vouloir être “la ministre de la réconciliation” tout en remettant sur la table, la tenue d’un audit très prochainement pour que “chaque joueur de l’équipe de France soit entendu pour que tout le monde puisse avoir la parole”.
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