Des mutuelles pour frauder dans le métro ?
Des resquilleurs s’organisent lorsqu’il s’agit de frauder dans les transports en commun. Certains se regroupent en “mutuelles” et partagent le coût des amendes…
L’idée est simple, encore fallait-il y penser. C’est désormais chose faite, des resquilleurs ont trouvé une parade contre les amendes dressées par les contrôleurs de le RATP. Il ne s’agit pas de la faire sauter ou encore de donner une fausse identité, non rien de cela. Le montant est toujours réglé, sauf que le fraudeur paie “moins cher”, mais sans avoir de ristourne de la part des transports en commun.
Certains utilisateurs des transports se sont en fait regroupés en “mutuelles”, adaptant le principe de ces sociétés pour les contraventions de la RATP, révèle Le Parisien. Chaque mois, les membres versent une somme de 5 à 7 euros à la “mutuelle” et le jour où l’un d’entre eux se voit dresser un procès-verbal il peut alors faire appel à la caisse commune pour payer l’amende.
Ces mutuelles restent de petites organisations, non déclarées, indique le journal, comme des groupes d’amis, des étudiants d’une université… Toutes défendent néanmoins le même “idéal” : La gratuité des transports en commun : “Parce qu’au même titre que l’école, la santé nous affirmons que les transports en commun devraient être accessibles à toutes et tous sans distinction, donc gratuits.” peut-on lire dans Lignes Gratuites, un petit journal qui circule entre ces “mutuelles”.
RATP et syndicats des transports n’ont pas souhaité commenter le phénomène.
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