Stéphane Guillon présente “ses excuses” à Eric Besson
Stéphane Guillon a profité de sa chronique radio ce matin, pour s’excuser à sa façon de son papier de la veille au sujet du ministre de l’Identité Nationale. Il en profite aussi pour en remettre une couche et affirmer sa position de force.
La chronique de Stéphane Guillon ce mardi sur France Inter était encore plus attendue que d’habitude. En cause, la colère d’Eric Besson à l’antenne, hier, après le portrait que l’humoriste avait dressé de lui. Le ministre de l’Identité Nationale, qui de son propre aveu n’avait pas écouté la chronique, se basait sur les retours de ses proches par rapport au papier de l’agitateur en chef. En avait découlé des erreurs, ( Besson accusait Guillon d’avoir cité “Mein Kampf” dans sa chronique), des accusations de racisme pour l’humoriste et un soupçon de moralisation : “France Inter en tant que radio du service public devrait réfléchir” à ce que l’on peut dire à l’antenne.
Après les excuses de Jean Luc Hees, patron de Radio France, auprès du ministre, concernant les moqueries physiques prononcées dans le papier de la veille (”des yeux de fouine, un menton fuyant, un vrai profil à la Iago, idéal pour trahir”), c’était donc au tour du trublion le plus médiatique de la radio de répliquer. Autant dire qu’Eric Besson ne doit pas être déçu du voyage, puisque Guillon a remi le couvert au milieu de ses “excuses”. Il compare le caractère colérique de Besson à celui de sa petite fille de trois ans ou parle de l’aspect mauvais joueur du ministre “comme mon frère de 45 ans totalement immature”. Enfin il invite aussi le ministre à recouper ses sources plutôt que de se baser sur des sms.
Mais là où l’humoriste l’emporte par KO c’est lorsqu’il aborde le chapitre “excuses”. Il imagine d’abord que Jean-Luc Hees l’ait soutenu après qu’Eric Besson l’ait accusé de “racisme”. Pour ridiculiser un peu plus son patron qui a réagi aux moqueries physiques sur Besson, il attaque alors ironiquement le dessinateur du journal Le Monde, Plantu, qui ose “représenter Martine  en éléphant ou Nicolas Sarkozy entouré de mouche” dans ses dessins.
La fin n’en est que plus forte, lorsqu’il remercie le ministre de lui permettre de garder sa place à France Inter. Car après la plainte d’Eric Besson et la réaction de la hiérarchie de la maison de la radio, nul doute qu’une éviction de l’humoriste, ne pourrait être considéré comme une décision neutre et objective mais bien plus comme un ordre pour répondre aux pressions du ministre. “Heureusement on s’apprécie beaucoup avec Philippe Val (patron d’Inter). Ce n’est pas d’actualité.” En vérité les deux se détestent profondément. Ultime pirouette, ultime coup de griffe à la hiérarchie. Avant la prochaine?
Guillon présente ses excuses à Eric Besson
Ce matin, Le Point publiait une interview dans laquelle Nicolas Demorand, animateur journaliste de la matinale de France Inter, soutenait l’humoriste.
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