Quel remaniement ministériel au lendemain des régionales ?
Au lendemain des élections régionales, les rumeurs vont bon train sur le possible remaniement ministériel envisagé par Nicolas Sarkozy. Depuis ce matin, lundi 22 mars, le Président de la République reçoit en effet plusieurs personnalités à l’Elysée. Suspense…
Cela a commencé à 9h00. Un rendez-vous d’une heure et demie a occupé le chef de l’Etat et son Premier minsitre afin de “faire le point”. Les deux hommes seraient en désaccord en ce qui concerne le remaniement. François Fillon opterait plus pour un large mouvement, en opposition à Nicolas Sarkozy qui ne souhaite qu’un simple “remaniement technique”, comme l’a précisé le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant sur la-croix.com. Quoi qu’il en soit aux dernières nouvelles, le Premier ministre n’aurait pas déposé sa démission auprès du Président de la République.
Des changements à prévoir ?
Eric Woerth, actuellement ministre du Budget, pourrait bien hériter du ministère du Travail afin de mener à bien la réforme des retraites. Il prendrait donc la place de Xavier Darcos, battu à plate couture en Aquitaine (28%), et pourrait être remplacé par le député-maire de Troyes, ancien ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, François Baroin.
Le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, Fadela Amara (politique de la Ville) ou le président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel (Justice) seraient également menacés. Selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro, “un proche de Dominique de Villepin - Hervé Mariton ou Georges Tron - pourrait ainsi être nommé”. Christophe Béchu, jeune sarkozyste et tête de liste UMP en Pays-de-Loire, pourrait également être un nouvel entrant, comme Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l’UMP en charge de la vie quotidienne et député du Nord.
“Pendant un premier temps, l’idée était d’aller solliciter des gens de gauche acceptables par la droite. Je pense que maintenant c’est bien de solliciter des gens de droite acceptables par la gauche”, a renchéri ce lundi sur Europe 1 le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé :
Copé : “il faut crever les abcès”
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