Ali Soumaré aurait porté plainte pour diffamation
Après les accusations dont il a été victime, le candidat PS aux régionales, Ali Soumaré a annoncé qu’il avait porté plainte avec constitution de partie civile, pour diffamation.
Ali Soumaré contre-attaque. Le candidat tête de liste dans le Val d’Oise a annoncé hier à la presse avoir porté plainte pour diffamation. En février dernier, il avait été traité de “délinquant multirécidiviste chevronné” par deux maires UMP, Francis Delattre et Sebastien Meurant, qui lui imputaient 5 crimes et délits et presque autant de condamnations. Une information qui s’est vite révélée en partie fausse. Seule une condamnation pour vol en 1999 a été reconnue par Ali Soumaré.
Hier l’affaire a pris un autre tournant, avec une publication du Canard Enchaîné, qui affirme que le casier judiciaire du jeune socialiste est vierge. Le journal s’appuie, pour étayer ses dires, sur le bulletin numéro 2 : un exemplaire du casier judiciaire délivré par le ministère de la Justice, lorsque quelqu’un souhaite postuler à un emploi public. Celui d’Ali Soumaré serait des plus brefs, puisqu’un seul mot y serait inscrit: néant. L’affaire de 1999 aurait fait l’objet d’une réhabilitation.
Tout ceci pose donc une question: comment les deux élus UMP ont-ils eu accès aux soi-disant condamnations du membre du PS ? Les pistes les plus sérieuses indiquent une fuite policière, via le fichier STIC dont chaque consultation est enregistrée. Le directeur général de la police nationale a d’ores et déjà indiqué qu’une enquête interne était en cours.
Pour autant, Francis Delattre n’a pas l’intention de renoncer. Ses avocats indiquent que la mention “néant” figurant sur le casier judiciaire d’Ali Soumaré “ne signifie en rien, ni l’inexistence des faits publiés, ni l’absence des décisions de justice intervenues” relaie Le Nouvel Obs. Dans un communiqué, le maire de Franconville qualifie sa convocation au tribunal de Grande Instance suite à la plainte d’Ali Soumaré de “manoeuvre dilatoire”, affirmant que “cette assignation civile n’a rien à voir avec une procédure pénale pour diffamation pour la raison simple que Monsieur Soumaré aurait dû démontrer l’inexactitude des faits exactement dupliqués dans la décision de justice.” Ali Soumaré réclame pour sa part 15 000 euros de dommages et intérêts.
Hier sur Public - Sénat, Valérie Pécresse et Jean-Paul Huchon sont revenus sur cette affaire qui entâche la campagne des régionales en Ile-de-France et qui ne va sans doute pas aider à enrayer le taux d’abstention qui s’annonce d’ores et déjà “record” pour les régionales.
Huchon/Pécresse: réactions à l’affaire Soumaré et sur Dray
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