Total fermera la raffinerie de Dunkerque
Le groupe Total a confirmé la fermeture de la raffinerie de Dunkerque. L’entreprise annonce toutefois maintenir les 370 emplois de la région.
Pas de surprise en ce 8 mars. L’entreprise Total a décidé de fermer la raffinerie de Dunkerque. Une décision confirmée à l’issue d’un comité central d’entreprise. Toutefois Total ne compte pas licencier les 370 salariés de la raffinerie des Flandres. La majorité sera maintenue pour travailler dans un dépôt, un centre de formation et un centre technique qui seront créés prochainement. Une centaine d’employés sera reclassée sur d’autres infrastructures de l’entreprise. Enfin une vingtaine d’entre eux pourraient partir en retraite anticipée.
Cette annonce n’a pourtant pas satisfait les grévistes. Selon France Info, entre 200 et 300 manifestants ont fait part de leur mécontentement devant le site du groupe à Paris. Les gendarmes ont du les repousser à l’aide de gaz lacrymogènes alors que certains d’entre eux brisaient les vitres des portes de la tour. Peine perdue pour les forces de l’ordre, une partie des manifestants ont réussi à pénétrer dans le bâtiment, jetant des pétards et scandant des “on est chez nous !”
Total a tenté de calmer les esprits en annonçant aussi sa participation dans la construction d’un terminal méthanier à Dunkerque. Un projet qui va mobiliser quelques 1200 personnes et créer une cinquantaine d’emplois. Pour autant, cela ne satisfait toujours pas les salariés. “On ne veut ni école de formation, ni centre d’assistance technique, ni terminal méthanier, on veut un projet industriel pérenne c’est tout” déclare Vincent Weisbecker, employé sur le site de Dunkerque au Figaro, avant de conclure: “les collègues des autres raffineries sont prêts à nous suivre dans une nouvelle grève si on obtient pas satisfaction”.
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