Nicolas Sarkozy veut relancer la production industrielle
Présent à Marignane (Bouches-du-Rhône) aujourd’hui, jeudi 4 mars, Nicolas Sarkozy a conclu les Etats généraux de l’Industrie, menés par Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, depuis octobre 2009. En tout ce sont 5 000 participants à des tables rondes, des heures de débats qui ont débouché sur 800 propositions. C’est donc sur ces conclusions que le chef de l’État s’est appuyé pour construire sa nouvelle politique industrielle qui se veut “ambitieuse, puissante et cohérente”, selon les propos de l’Élysée.
Un nouvelle politique industrielle pour la France ?
La désindustrialisation de la France est alarmante : 535 000 emplois en moins depuis 2000, soit une population active industrielle qui a chuté de 15%. Pour tenter de “pérenniser l’emploi industriel sur le long terme”, le chef de l’État a annoncé ce jeudi 4 mars la création d’un nouveau produit d’épargne pour financer le secteur, l’objectif étant d’augmenter la production industrielle de 25% d’ici 2015. “La France doit demeurer une grande nation industrielle. Elle le doit à son histoire, elle le doit à son économie, elle le doit à son peuple”, a déclaré d’emblée le chef de l’État.
L’Etat va également “revoir son rôle d’actionnaire” des grandes entreprises industrielles, a prévenu le Président. Il y sera dorénavant représenté par au moins deux administrations : l’agence des participations de l’Etat (APE), le ministère de l’Industrie ou du secteur concerné. “Je souhaite que le management de ces grandes entreprises vienne deux fois par an échanger avec son principal actionnaire sur sa stratégie, ses investissements, ses résultats. Il ne s’agit pas d’un simple entretien mais d’une réunion de travail approfondie au niveau des ministres représentés au conseil d’administration et des présidents exécutifs des entreprises”, a précisé M. Sarkozy.
Et du côté européen, le chef de l’État souhaite également impliquer davantage la production française en augmentant de “2% la part de la France dans la valeur ajoutée européenne d’ici 2015″. La part actuelle est de 13%, alors que l’Allemagne, par exemple, y contribue deux fois plus. Il entend aussi demander à l’exécutif européen “de prendre enfin une initiative pour une véritable politique industrielle européenne”.
Les Etats généraux de l’Industrie se sont tenus d’octobre 2009 à février 2010, menés par le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. En voici un résumé (jeudi 4 mars) :
Etats généraux de l’Industrie
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