La zone euro fragilisée?
La zone euro, dans la tourmente. La Grèce et le Portugal à l’instar de l’Espagne ont un lourd déficit et un taux d’endettement très élevé. «Les inquiétudes des investisseurs sont mondiales face aux dettes de la Grèce mais aussi de l’Espagne et du Portugal», déclare un opérateur de Macquarie Private Wealth à Sydney au journal 20 minutes.
La Grèce est à l’origine de la chute des marchés boursiers européens. Le cas de la Grèce est inquiétant. Avec un tel niveau d’endettement,la commission européenne se voit obliger de le placer sous tutelle. Le gouvernement grec a immédiatement réagi, une loi prévoit, dès cette semaine, de restructurer le secteur publique.
En Espagne, la crise est marquée par un taux de chômage environ deux fois supérieur à celui du reste de la zone euro. Il s’élèvait à 18,83% de la population active à la fin 2009. Alors que la dette publique espagnole  représentait 36.2% du PIB en 2007, elle est de 60% en 2010.
“La crise en Espagne est très forte, notamment issue d’une situation immobilière pas très éloignée de ce qui s’est passé aux États-Unis et donc les Espagnols ont vraiment besoin de faire un effort considérable”, a déclaré sur RTL le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn. “Dans tous les cas de figure on ne va pas sortir de la crise sans en payer le coût”, a-t-il ajouté.
Au Portugal, le parlement, où l’opposition détient la majorité, a adopté une proposition de loi sur les finances dans des régions, qui pourrait compliquer la consolidation budgétaire.
Sur RTL, Dominique Strauss-Kahn estime que : “La crise économique n’est pas finie !”
La zone euro fragilisée ?
Pour la première fois depuis huit mois et demi, l’euro est tombé vendredi sous le seuil de 1.36 dollars. Dominique Strauss- Kahn reste confiant et déclare sur RTL ” je ne pense pas que la zone euro soit fragilisée” tout en expliquant que c’est quand même ” la première épreuve véritable traversée par la zone euro” .
Parallèlement, Marc Ladreit de Lacharrière a estimé sur Europe 1 que les situations de ces trois pays étaient “inquiétantes”, évoquant une “nouvelle” forme de la crise financière. Il ajoute qu’ ” il n’y a pas véritablement de contagion” aux autres États appartenant à la zone euro.
Il explique “que la Grèce n’a jamais véritablement suivi les directives européennes”, citant une dette publique abyssale notamment. Pour le propriétaire de l’agence Fitch, pas de doute, “il faut aider la Grèce, mais le traité de Maastricht ne permet pas pour l’instant de le faire”. Il interdit en effet toute solidarité financière au sein de la zone euro.
Face à la crise, les pays membres de la zone euro ont vu leur déficit exploser. Conséquence: beaucoup n’ont pas pu respecter le Pacte de Stabilité et de Croissance. Un pacte qui contraint les pays de la zone euro à maintenir leur déficit sous la barre des 3% du PIB. Ce pacte mis en place en juin 1997 à Amsterdam vise à assurer la discipline budgétaire des États membres pour assurer la stabilité monétaire de la zone.
Une note d’optimisme…Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a déclaré lors d’une conférence de presse à Rome : “Si l’Europe apporte la réponse appropriée et clarifie son soutien aux pays attaqués, l’euro ne court aucun risque véritable”.
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