La Grèce, proie facile des spéculateurs
Alors que les pays de la zone euro du G7 tentent de rassurer leurs partenaires sur la santé et le redémarrage de l’économie de l’Union Européenne, des spéculateurs profitent du mauvais état des ressources grecques et s’en donnent à cÅ“ur-joie sur les marchés financiers.
La Grèce va mal. Si des pays comme l’Espagne ou le Portugal ressentent eux aussi violemment les effets de la crise économique actuelle, le pays dirigé par Károlos Papoúlias semble lui au fond du trou. Après avoir été placé sous une quasi tutelle économique de l’Union Européenne, la Grèce en a encore pris un coup lorsque le G7, relaie Boursier.com, a refusé, la semaine dernière, de s’engager à la soutenir financièrement.
Sans pouvoir se défendre, Athènes est donc devenue une proie de choix pour les spéculateurs en tous genres. Selon Libération, elle est à la merci d’une grande banque américaine et de deux “hedge funds” (gestionnaires de portefeuille) qui créent la panique en spéculant à tout va sur une banqueroute du territoire hellénique. Cela leur permet en contrepartie de demander des taux d’intérêts de plus en plus élevés lorsqu’il s’agit d’être remboursé.
Pour permettre aux Grecs de relever la tête, Marianne2 y va de ses conseils: Entre autres, permettre à la Grèce d’emprunter “hors marché” la somme de 50 milliards d’euros, nécessaire au redémarrage de son économie. Le problème numéro 1 reste toutefois les “hedge funds” qu’il faudrait empêcher de spéculer sur la dette souveraine. Pour cela, une solution radicale est proposée : interdire aux banques de leur prêter de l’argent.
Le président de l’Autorité des marchés financiers, Jean-Pierre Jouyet s’est exprimé hier sur la réaction qu’il attendait de la part de la Grèce, avec un mot d’ordre : ne pas céder à la panique.
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[...] hausse des impôts si la réalisation de ses objectifs s’avérait insuffisante. Rappelons que la Grèce vit mal les effets de la crise économique. Son déficit budgétaire s’élève à 12,7% du PIB et sa dette publique [...]
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