Offensive du PS contre Georges Frêche
Le PS organise la riposte. Après les propos fracassants tenus par Georges Frêche, président sortant du conseil régional de Languedoc Roussillon, le Parti socialiste passe à l’offensive. A Montpellier, la maire PS de la ville, Hélène Mandroux, a été chargée, jeudi 28 janvier, de “conduire une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes”. En clair, une liste alternative destinée à barrer la route au très controversé élu, candidat à sa propre succession. “Après les nouveaux propos inacceptables de Georges Frêche, il n’est plus possible de laisser ce nouveau débordement nous emmener à la défaite”, a déclaré Hélène Mandroux avant d’ajouter : “Je demande au bureau national de valider ma démarche”.
A l’origine de cette décision, des propos de Georges Frêche qui auraient été prononcés en décembre dernier. “Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique”, avait-il lâché à propos de Laurent Fabius. Cette déclaration, révélée par L’Express jeudi 28 janvier, a provoqué un tollé dans toute la classe politique. Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, s’est dite “indignée par de tels propos [qui] constituent une insulte aux valeurs de la gauche”. Et d’ajouter : “Je saisirai mardi [2 février] le bureau national du Parti socialiste pour décider des suites à leur donner”. Sur LePoint.fr, Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, a lui demandé aux socialistes de quitter la liste constituée par Georges Frêche pour les régionales.
Ecoutez la réaction de Claude Bartolone, député socialiste de Seine-Saint-Denis :
Député maire d’Evry (Essonne), Manuel Valls a, quant à lui, tranché : “le risque de perdre une région n’est rien par rapport au risque de perdre nos valeurs et notre âme”. A droite, Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, dit avoir “découvert un Le Pen de gauche”. Invité vendredi 29 janvier de la matinale de RTL, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, parle “d’un multirécidiviste de la provocation répugnante”. L’ancien ministre du Travail regrette qu’il ait “fallu cette fois de plus, cette fois de trop, pour que le Parti socialiste se décide à réagir. [...] Le fait d’avoir soutenu Georges Frêche dans ces élections régionales, c’était pas une erreur de la part de Martine Aubry et des dirigeants du Parti socialiste, je pense que c’était une faute. Et une faute morale”.
Interrogé vendredi 29 janvier sur Europe 1, Georges Frêche, qui refuse de s’excuser, voit dans cette polémique un “complot monté par Martine Aubry”. Et d’ajouter : “On m’utilise comme une tête de turc dans la campagne pour les régionales, et moi j’ai autre chose à faire que de servir de punching-ball à Martine Aubry “.
Ecoutez l’interview de Georges Frêche réalisée vendredi 29 janvier par Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1 :
Imprimer cet article












[...] et 5 abstentions) du bureau national du parti organisé à la demande de la première secrétaire. “Indignée” par “l’insulte aux valeurs de la gauche” faite par Georges…, la maire de Lille avait, jeudi 28 janvier, réclamé des sanctions contre cet élu très [...]
Laissez-votre commentaire!