L’avenir de l’Afghanistan discuté à Londres
Ouverture ce jeudi 28 janvier de la conférence de Londres sur l’avenir de l’Afghanistan. Au centre de l’attention, le discours inaugural du président afghan Hamid Karzaï, dans la tourmente depuis sa réélection et les soupçons de fraudes.
Hamid Karzaï a démarré aujourd’hui un sommet sur l’avenir de l’Afghanistan à Londres en présence de représentants d’une soixantaine de pays dont Bernard Kouchner, Hillary Clinton, ou encore Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies. Le but de ce sommet pour le président afghan est clair : convaincre les pays présents de le soutenir jusqu’au bout dans sa politique de réconciliation avec les talibans.
Pour cela le chef de l’état afghan a clairement annoncé la couleur, relaie le Times. “Pour entraîner et équiper les forces de sécurité afghanes nous avons besoin de 5 à 10 ans [...] Pour qu’elles puissent tenir jusqu’à ce que l’Afghanistan soit capable de les financer totalement, nous avons besoin de 15 ans.”
Seulement si les pays engagés en Afghanistan ne sont pas contre une aide sur le long terme, ils demanderont des garanties en retour. Notamment, à être rassurés quant à la capacité de Karzaï et de son gouvernement à diriger l’Afghanistan.
Le Figaro explique que les USA sont totalement hostiles à négocier directement avec les talibans. Toutefois, ils ne sont pas contre la politique de la main tendue que souhaite appliquer le président Afghan envers les éléments les plus modérés afin de les rallier à sa cause.
Le Times a d’ores et déjà “publié” le communiqué censé paraître à la fin de la conférence. Il stipulera que les pays signataires acceptent que les insurgés les moins extrêmes soient rétribués pour qu’ils cessent le combat. Le texte prévoit aussi un retrait progressif des troupes étrangères dans les régions les plus calmes dès 2011 afin de laisser le commandement de la majorité des provinces du pays à l’armée afghane dans les 3 ans à venir.
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