Des gardes à vue passées sous silence
600 000 gardes à vue en 2009 d’après le ministère de l’Intérieur, mercredi 27 janvier. Le nombre a doublé par rapport à 2001. Pourtant une enquête d’un journaliste donne un résultat différent… Le nombre serait en réalité de 800 000…
C’est Mathieu Aron, chef du service police/justice à France Info qui en parle dans un livre, “Gardés à vue” a paraître le 28 janvier. Selon le journaliste, l’écart entre son résultat et les chiffres officiels réside dans l’oubli de la comptabilisation des gardes à vue routières. Une chose surprenante lorsque l’on sait que “les délinquants routiers sont les premiers quantitativement à fréquenter les cellules des commissariats ou des gendarmeries [...] devant les auteurs de vols, de viols, de coups et blessures” explique l’auteur sur la radio d’information.
Gerard Gachet, porte parole du ministère, s’emporte dans les colonnes du Figaro . “Il n’y a pas eu de volonté de cacher des chiffres”. Selon lui, il y deux comptabilités distinctes qui existent depuis toujours”.
Cela n’empêche pas toutefois l’USM (union syndicale des magistrats) de s’inquiéter de l’augmentation du nombre de gardes à vue en France depuis 2001. “Cela démontre qu’il faut absolument faire cette réforme de la garde à vue que tout le monde attend” avance le président de l’USM, Christophe Régnard.
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