Clothilde Reiss bientôt de retour en France ?
Si elle ne fait plus les gros titres de la presse, la jeune universitaire Clothilde Reiss est toujours retenue en Iran. Un nouveau rebondissement pourrait cependant mettre un terme à son cauchemar. Le quotidien Le Figaro révèle que son retour en France serait potentiellement accéléré grâce à une procédure d’échange de prisonniers avec Téhéran.
Depuis le début du mois de juillet, Clothilde Reiss, jeune étudiante de l’Institut des Études Politiques de Lille est retenue en Iran. Accusée d’espionnage, la jeune femme qui a quitté les geôles de la capitale iranienne depuis le 16 août dernier, se trouve assignée à résidence à l’ambassade de France à Téhéran. Libérée sous caution, elle attend son jugement et l’éventuelle clémence des juges, synonyme de l’autorisation de quitter l’état Perse.
Un souhait légitime qui serait en passe de se réaliser si l’on en croit les révélations du Figaro. Le quotidien cite les propos d’un diplomate affirmant que des “tractations secrètes” seraient en cours avec Téhéran. La monnaie d’échange : Ali Vakili Rad, un Iranien condamné pour l’assassinat de l’ancien Premier ministre du chah, Chapour Bakhtiar. L’homme avait été tué en 1991 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. En exil en France depuis 1979, ce dernier menait le Mouvement de résistance nationale de l’Iran, opposé à la République islamique. Détenu à la prison de Poissy dans les Yvelines, Ali Vakili Rad a été condamné à la réclusion à perpétuité il y a quinze ans. La cour d’appel de Paris avait mis fin à sa peine de sûreté le 2 juillet dernier, le lendemain de l’incarcération de Clotilde Reiss à la prison d’Evin.
Libérable prochainement, Ali Vakili Rad, 50 ans, a fait une demande de liberté conditionnelle assortie d’une mesure d’expulsion du territoire français. Le document “est depuis quelques jours sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux“, précise Le Figaro. Le quotidien affirme par ailleurs que l’homme aurait reçu un passeport iranien la semaine dernière. “Je ne serais pas surpris qu’on lui offre un billet Paris-Téhéran et qu’en contrepartie, nous recevions un billet Téhéran-Paris pour Clotilde Reiss” affirme le diplomate interrogé par le journal.
L’ancien activiste libanais Anis Naccache, qui avait lui aussi essayer d’attenter à la vie de Shapour Bakhtiar en 1980, considère que “les Iraniens ont déjà fait un geste en relâchant Clotilde Reiss“. Interrogé par Le Figaro, il souligne que c’est au tour de Paris d’envoyer un “signal positif” à Téhéran, à l’instar de l’expulsion d’Ali Vakili Rad.
Source : Lefigaro.fr
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