Martine Aubry : “mon élection était incontestable”
Martine Aubry sort enfin de son silence et s’exprime sur les révélations de fraudes qui ont entaché son élection à la tête du parti socialiste en novembre dernier. La sortie de l’ouvrage « Hold-uPS, arnaques et trahisons » des journalistes Antonin André et Karim Rissouli avait suscité une vive réaction de la part de la candidate malheureuse Ségolène Royal. Après les déclarations de cette dernière mardi soir, Martine Aubry dans une interview accordée mercredi aux lecteurs du Parisien/Aujourd’hui en France en profite pour éclaircir les choses.
Mardi soir, sur le plateau du journal télévisé de TF1, Ségolène Royal exhortait la direction du PS à prendre ses responsabilités et faire la « vérité » sur les soupçons de fraudes électorales qui ont plongé le parti socialiste dans une crise interne. La première secrétaire, Martine Aubry, qui s’était enfermée dans son mutisme depuis la parution du livre-choc a entendu et réagi aux propos de Ségolène Royal, avec laquelle elles reconnaît que ses relations se sont « un peu distendues » depuis l’université d’été de La Rochelle.
Aux affirmations de tricheries lors de la désignation du chef du PS, Martine Aubry se défend de toute irrégularité. Pour elle, le livre à l’origine de cette polémique est « malveillant pour tous les socialistes. Il est mensonger ». L’élue du Nord ajoute qu’une commission de vérification a été mise en place par François Hollande dans laquelle toutes les sensibilités socialistes étaient représentées. Pour la première secrétaire, son « élection était incontestable ».
Alors que Ségolène Royale appelle la direction du parti à prendre des sanctions judiciaires en cas de révélations fallacieuses, la maire de Lille marque encore sa différence « nous proposons une solution plus efficace et plus rapide, car devant la justice ce serait très long. Les procédures dureraient deux ou trois ans, pendant lesquels l’opprobre serait jeté sur notre parti », rappelant « Ségolène Royal sait que je n’ai pas triché ». L’alternative proposée : une confrontation entre cinq ténors du PS et les auteurs du livre. Une offre déjà déclinées par les deux journalistes, à fait savoir mercredi leur éditeur Yves Derai, qui précise qu’ils ne souhaitent pas « polémiquer avec le PS. Il n’est pas question qu’ils aillent devant une sorte de tribunal rue de Solférino, avec des confrères journalistes pris comme juges ».
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