Suicides : France Télécom sous surveillance de l’Etat
A l’issue de son entretien avec le PDG de France Télécom Xavier Lombard, le ministre du Travail Xavier Darcos, a annoncé mardi sa décision de placer les négociations au sein de l’entreprise sous la surveillance de l’Etat. Désormais le Directeur général du travail (l’autorité centrale de l’inspection du travail), Jean-Denis Combrexelle, assistera aux réunion du CHSCT (Comité d’hygiène et sécurité). Tous les mois, il présentera au ministre des compte-rendus sur les discussions entre la direction de l’entreprise et les représentants du personnel.
Le PDG de France Télécom s’engage à mettre un “point d’arrêt à cette mode du suicide qui choque tout le monde.
Le PDG du groupe France Télécom a de son côté confirmé les mesures annoncées par le groupe, jeudi dernier, lors de la dernière réunion du CHSCT le 10 septembre : négociations avec les syndicats pour un accord sur le stress, embauche de 100 directeurs des ressources humaines supplémentaires ou encore le gel, jusqu’au31 octobre, des mesures de mobilité forcée et la hausse de 10% des médecins du travail. La mise en place d’un numéro vert a été décidée mardi, afin que les salariés puissent échanger gratuitement avec des psychologues extérieurs à l’entreprise.
«La première urgence était d’arriver à contrôler le phénomène de contagion», a indiqué Didier Lombard ce mardi, à l’issue de sa rencontre avec le ministre du Travail, peut-on lire sur le site du Figaro. Le PDG de France Télécom souhaite mettre un “point d’arrêt à cette mode du suicide qui choque tout le monde.”
En revanche pour lui il n’est pas question d’arrêter les réorganisation au sein du groupe.“De là à penser qu’on ne peut plus bouger, c’est impossible. Il faut bouger différent”, a déclaré le PDG de France Télécom. “On désamorce la spirale des suicides et on étudie la suite”a-t-il expliqué. Le ministre du Travail a déclaré de son côté, “ma préoccupation n’est évidemment pas de remettre en cause le progrès technologique, mais qu’il se fasse dans le respect des salariés”, rapporte le NouvelObs.com.
Toujours selon le quotidien, le délégué syndical CGC-UNSA à France Télécom Sébastien Crozier, a réagi aux mesures de MM Darcos et Lombard, lors d’un point de presse improvisé devant le ministère du Travail, en déclarant “c’est nécessaire, mais pas suffisant”. “Nous, ce qu’on attend, c’est un vrai projet industriel pour que les salariés se retrouvent dans cette entreprise. Il faut arrêter les délocalisations. On a perdu 30.000 emplois en cinq ans”, a-t-il expliqué.
Imprimer cet article












Laissez-votre commentaire!