Hortefeux regrette ses propos jugés racistes
La polémique a enflé toute la semaine. Après ses propos jugés racistes lors de l’université d’été de l’UMP, le lundi 10 septembre à Seignosse dans les Landes, en présence d’un militant d’origine maghrébine, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, a multiplié les interventions dans les médias. Cela n’a cependant pas calmé les critiques. Il s’est donc exprimer solannellement et symboliquement lors de la rupture du jeûne du Conseil français du culte musulman (CFCM), comme pour claure officiellement la polémique.
“Je suis ému, de penser que, du fait d’un certain tohu-bohu médiatique, et d’une interprétation complètement inexistante, des personnes, peut être même parmi vous, ont pu être blessé dans leur être ou dans leurs convictions. Et donc je veux vous dire mes regrets”, a-t-il déclaré. Il a poursuivi en affirmant qu’ “au-delà d’une polémique inutile et injuste, j’exprime mon respect pour tous les Français, celles et ceux qui vivent sur notre sol, quelles que soient leur religion, leurs convictions”.
Le baromètre Ipsos-Le Point réalisé après la diffusion de la vidéo et publié lundi, montre que Brice Hortefeux a perdu sept points en septembre, et ne regroupe que 27% d’opinions positives. Il se devait donc de réagir officiellement pour se réhabiliter et apaiser les critiques.
Mais une autre affaire est venue alimenter la polémique. Le préfet Paul Girot de Langlade, suspendu le 14 août par le ministre de l’intérieur après des propos jugés racistes, a été mis à la retraite forcée et radié du corps des préfets le 11 septembre. C’est le site réunionnais Zinfos974.com qui a révélé cette affaire et les propos du préfet qui revenait des Etats généraux de la Réunion, et aurait affirmé qu’ “on se croirait en Afrique. Il y a trop de noirs ici”.
Mais la meilleure façon de faire taire la polémique était encore de la déplacer sur un autre terrain: celui d’Internet. Depuis quelques jours, les hommes politique fustigent Internet et ses dérives. Interrogé lundi matin sur l’antenne de France 2, Jean-François Copé, Président du groupe UMP au Parlement, s’est dit favorable à un débat sur “Internet et la liberté”. Il a souligné le fait qu’ “on a dit beaucoup de choses sur Brice Hortefeux et du coup on a oublié de dire autre chose sur quelque chose qui pourtant me paraît essentiel aussi, Internet“. Mais les médias, dont usent les hommes politiques comme relais de leur communication, peuvent se rebiffer, prennant du même coup les hommes politiques à leur propre jeu de la décontraction et de la proximité.
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