Michael Jackson : les 5 vidéos à voir absolument
Effet spéciaux, chorégraphies ultra-techniques, maquillage ou, tout simplement, génie de l’auteur, les vidéoclips de Michael Jackson sont de vrais bijoux. Difficile de départager les productions de celui qui a révolutionné le clip.
Les infos.com vous propose de découvrir les dessous des cinq vidéos incontournables du roi de la pop.
“Thriller”: le clip-événement est né
L’album (sorti en 1982) le plus vendu au monde, avec ses 104 millions d’exemplaires, renferme le trio qui a révolutionné le clip vidéo. Billie Jean, Beat It, et surtout Thriller ont fait vaciller les priorités des artistes de l’époque. Bien que ces chansons de Michael Jackson ne prennent pas une ride, ce n’est plus la musique qui garde une place centrale dans la réussite d’un single, mais désormais son clip. La star est la première personne à l’avoir compris. Il dépensera ensuite toute sont énergie dans l’originalité et le spectaculaire de ses vidéos.
Thriller, écrite par Rod Temperton, raconte les sensations qu’un spectateur peut ressentir lorsqu’il regarde un film d’horreur, un thriller. Le réalisateur, John Landis, a été approché par Michael alors qu’il venait de terminer un film d’horreur (”le loup-garou de Londres”). D’un coût d’un million de dollars, le financement du clip a été rude à rassembler, jusqu’à ce qu’une idée géniale les aide a trouver un producteur : filmer le making-off du clip pour la chaîne télévisée MTV. Le clip, sorti le 2 décembre 1983, dure 14 minutes, alors que la chanson ne fait que 5 min 58s. C’est une des premières vidéos d’un artiste noir-américain à être diffusée à grande échelle sur MTV. La cassette vidéo “The Making of Michael Jackson’s Thriller” est devenue à l’époque la plus vendue au monde.
“Ghosts”: l’épouvante et le fantastique
Ghosts s’inscrit dans la même lignée que la vidéo Thriller de Michael Jackson. Réalisé par Stan Winston, le moyen métrage fantastique d’une quarantaine de minutes est sorti en 1996. Winston avait déjà collaboré à la réalisation de Thriller. Pour Ghost, c’est la collaboration du renommé Stephen King et Mick Garris avec le roi de la pop qui a donné ce scénario à la fois fantastique et d’épouvante. Michael Jackson y interprète cinq rôles, dont quatre où il est méconnaissable (notamment le rôle du maire qui s’oppose à lui). Toutes les chansons ont été tirées des albums HIStory et Blood on the Dance Floor. Le moyen-métrage a été projeté au 50ème anniversaire du Festival de Cannes en 1997 dans la sélection hors compétition.
Ghosts peut être vu comme une auto-narration à peine cachée de Jackson. En effet, des parallèles peuvent être facilement tracés entre ce qu’il a vécu l’année précédente et le film court. Le Maestro (qu’il incarne) est un homme solitaire, qui vit loin des autres et qui préfère la compagnie des enfants plutôt que celle des adultes. Une horde de villageois ‘normaux’ le prenant pour une bête de foire, cherchent à la faire partir de leur village pour qu’il cesse de jouer avec leurs enfants.
“Smooth Criminal”: un défi à la gravitation
Le septième single de l’album Bad est sorti le 24 octobre 1988. La chanson, qui parle d’un jeune femme nommée Annie qui s’est faite attaquer par un certain Mr Big/ Franck Lideo, est la pièce maîtresse du film ‘Moonwalker’. La scène se passe dans un club des années 30. Le clip dure 10 minutes, encore une durée très ‘Jacksonienne’ pour une vidéo destinée à la télévision.
Smooth criminal a échappé de peu à la trappe. Jackson a finalement décidé au dernier moment de l’intégrer à son album Bad et d’en faire un petit film dans le style d’un western. Il a finalement changé d’avis plus tard en adoptant le décor des années 30.
Dans la vidéo, Michael Jackson et ses danseurs reprennent un mouvement qui défie les lois de la gravité. Les pieds fermement plantés par terre, ils s’inclinent pour former un angle de 45° avec le sol. Pour le clip, l’effet est possible avec l’aide de harnais et de fil, mais la star voulait répéter cette chorégraphie sur scène sans que le public s’aperçoive du trucage. En 1993, un brevet est déposé pour les chaussures spéciales qui tiennent les chevilles et s’attachent momentanément à la scène, ce qui permet aux danseurs de ne pas tomber alors que leur centre de gravité n’est pas directement au dessus de leurs pieds. Après le fameux Moonwalk de Billie Jean, Michael Jackson re-affirme son talent de créateur de gestes uniques.
“Scream”: Michael et Janet dans le clip le plus cher du monde
La video de son duo avec sa soeur, Janet Jackson, lui vaut le clip le plus cher de l’histoire. Réalisé par Mark Romanek et sorti le 13 juin 1995, Scream aurait coûté plus de 7 millions de dollars. Les paroles plutôt violentes de la chanson seraient dirigées contre la presse, avec qui Michael avait une relation tendue. Les frangins n’avaient pas travaillé ensemble depuis 1982, sur P.Y.T. (Pretty young thing). Michael est crédité pour la plupart des instruments du single. C’est en effet lui qui a fait la batterie, le synthétiseur, la guitare, le piano et les percussions sur le titre.
La collaboration de Michael et de Janet aurait aussi une autre cible que les medias : leur père. Dans plusieurs paroles affleurent des reproches adressés au paternel, et non aux médias. (”Oh, father, please, have mercy, cause I just can’t take it/Stop f***ing with me!”). Joseph Jackson est connu pour avoir mené la vie dure à ses enfants et a été accusé de les abuser physiquement. Il aurait entretenu ses nombreuses conquêtes (alors qu’il était marié) dans la chambre à côté de celle des enfants, qui pouvaient tout entendre.
“You rock my world”: dernière apparition vidéo de Michael
Dernière apparition vidéo de Michael Jackson, “You rock my world” est aussi le premier single issu du dernier album Invincible sorti en 2001. D’une durée d’environ un quart d’heure, le petit film met en scène Jackson et le comédien Chris Tucker qui suivent une femme dans un club infesté de gangster. Michael drague la jeune femme en chantant « You rock my world », puis se bat contre les mafiosi à coup de chorégraphies ultrasophistiquées. Le club se nomme le ‘Waterfront Hotel’, en référence au film de Marlon Brando qui tient le rôle du propriétaire du club.
Le film court démarre sur une discussion entre Jackson et Tucker pour savoir qui aura la fille qui passe devant eux. C’est le comédien bavard qui alimente la plupart du dialogue et ses répliques sont majoritairement composées de titres d’anciennes chansons de Jackson.
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