La Corée du Nord menace son voisin sud-coréen
La Corée du Nord continue à défier la communauté internationale, et menace désormais de faire revenir la péninsule coréenne à un “état de guerre”, a récemment déclaré l’armée. Le Conseil de sécurité de l’ONU a promis des sanctions à la mesure de cette annonce qui attente à la paix régionale.
Un sixième missile en trois jours
La Corée du Nord multiplie les provocations et s’acquitte des règles du droit international. Mercredi encore, Pyongyang a procédé à un nouveau tir de missile à courte portée dans la mer Jaune, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite une source gouvernementale. Un défi parmi tant d’autres, puisque le régime s’était déjà targué lundi d’avoir procédé à des essais nucléaires souterrains, et avait lancé dans la foulée trois missiles sol-air de courte portée à partir de sites proches de sa côte est. Mardi, la Corée du Nord avait continué à faire tressaillir la communauté internationale en annonçant le tir de deux autres engins, selon l’agence Yonhap, alors même que le Conseil préparait une résolution devant comporter de nouvelles sanctions contre le régime.
Et l’histoire ne s’arrête pas là . La Corée du Nord aurait également redémarré son usine d’extraction de plutonium sur le complexe de Yongbyon, annonce le quotidien sud-coréen à grand tirage «Chosun Ilbo». Une réponse que le régime avait promis alors qu’il avait reçu de nombreuses critiques après le lancement d’une fusée le 5 avril dernier.
Une «réponse militaire forte et immédiate»
Pyongyang a par ailleurs promis une “réponse militaire forte et immédiate” à son voisin sud-coréen. Les raisons de cette surenchère résident dans la récente adhésion de Séoul à l’Initiative de sécurité anti-prolifération (PSI), un organe crée par Georges Bush en 2003, tentant d’empêcher les Etats tels que l’Iran et la Corée du Nord de se procurer des armes de destruction massive (ADM), leurs vecteurs et les matériels connexes. La Corée du Sud n’y était jusque là qu’un observateur, mais les récentes menaces de son voisin ont fini par la convaincre d’en devenir membre à part entière.
Une réelle trahison pour le régime de Kim Jong-Il, qui avait prévenu Séoul qu’il ne tolérerait pas cette participation au PSI. Ainsi, le régime déclare n’être plus lié par l’armistice de 1953 ayant mis un terme à la guerre de Corée et a averti qu’il ne garantirait pas la sécurité des navires sur sa côte ouest selon lefigaro.fr. Pyongyang menace: “Ceux qui nous ont provoqués vont devoir affronter une sanction sans pitié et inimaginable».
Des relations entre les deux pays devenues de plus en plus tendues
L’arrivée au pouvoir de Lee Myung-bak, l’actuel président de la Corée du Sud, n’a pas aidé les relations déjà scabreuses entre les deux Etats. En effet, Lee Myung-bak semble beaucoup moins conciliant que son prédécesseur et affiche une réelle fermeté envers la Corée du Nord, et soumet notamment l’aide de son pays à des progrès tangibles dans le processus de dénucléarisation.
Des sanctions internationales qui devraient tomber prochainement
Le Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est réuni à “P5+2″, c’est à dire avec le Japon et la Corée du Sud, a annoncé qu’il avait “besoin de temps” pour mettre en place une résolution qui devrait sanctionner la Corée du Nord. Mais l’ambassadrice des Etats-Unis a également ajouté que le Conseil a “en commun une série d’objectifs qui visent à faire savoir de façon très claire et sans ambiguité que les actes de la Corée du Nord vont à l’encontre de la paix et de la sécurité régionales, violent le droit international et doivent être traités franchement et sérieusement”, selon lemonde.fr.
Des discussions avec la Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis seulement
Ce samedi, une réunion trilatérale à Singapour prévue dans le cadre d’une conférence régionale annuelle sur la sécurité devrait être l’occasion d’évoquer le dossier nord-coréen.
Or “les développements du week-end en Corée du Nord seront sans aucun doute au menu des conversations” entre les ministres de la Défense des trois pays, selon le porte-parole du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, indique lexpress.fr.
Pour plus d’informations, visionnez cette analyse d’Olivier Guillard, Directeur de recherche à l’IRIS
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